Sa réponse n’a jamais changé.
« La route est ma responsabilité. »
Pour moi, ce n’était qu’une distribution de journaux. Une petite routine têtue qui semblait définir les limites de sa retraite.
Puis, il y a six mois, l’inévitable s’est produit.
Il était à mi-chemin de la livraison du dimanche—l’édition la plus épaisse—quand il a eu une crise cardiaque. Vite. Soudain. Il s’effondra sur le trottoir de Maple Street, une main posée sur les papiers entassés, l’autre pressée contre sa poitrine.
Les funérailles étaient modestes. Silence. Tout comme Patrick.
Les voisins sont venus. Quelques vieux amis de ma mère. Moi. Nous sommes restés là, incertains de ce qu’il fallait faire de nos mains ou de notre chagrin, quand un homme en costume impeccable—un peu trop récent—est entré. Il ne correspondait pas tout à fait. Il ne pleurait pas ouvertement. Il semblait plus… officiel.
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