Un gynécologue explique pourquoi les femmes crient pendant les r…Voir plus

Sex blues : triste ou déprimée après l’orgasme ? Ce n’est pas une fatalité !

Ce sentiment de tristesse, de mélancolie, voire d’anxiété, survient après les ébats amoureux. Il concernerait près de la moitié des femmes. Un trouble paradoxal qui ne s’altère pas avec les années. Êtes-vous concernée ?

Vous est-il déjà arrivé de pleurer après l’amour ? Ou du moins de vous sentir triste et déprimée ? D’être paradoxalement happée par un sentiment de solitude alors que vous êtes dans les bras de votre bien-aimé ? Vous avez sans doute été en proie au sex blues. Et vous n’êtes pas la seule. Une étude menée par des chercheurs australiens de l’université de technologie du Queensland et publiée dans la revue The Journal of Sexual Medecine s’est penchée sur le sujet : elle a révélé que 46 % des femmes auraient déjà souffert au moins une fois dans leur vie de dysphorie post-coïtale. Parmi les sondées, 5 % avouaient même en avoir ressenti les symptômes plusieurs fois au cours du dernier mois.

Une histoire d’hormones

Quelle contradiction : on atteint l’orgasme, on côtoie les sommets, on frôle l’extase et dans les secondes qui suivent nous voici au fond du trou. Comment est-ce possible ? Les chercheurs ont montré que le sex blues serait dû à un déséquilibre hormonal : lorsque le cerveau libère de l’endorphine au moment de l’orgasme, il induit un bouleversement hormonal qui entraîne un contrecoup quelques secondes plus tard. La chute brutale des hormones telles que la sérotonine ou la dopamine pourrait ainsi être responsable de cet état. Un peu comme une descente après une prise de drogue… La sexologue Véronique Rivière explique : “Ce sentiment de tristesse, de mélancolie, d’anxiété et/ou d’irritabilité serait dû à un déséquilibre hormonal. En effet, après la relation sexuelle, le cerveau est censé libérer une dose d’endorphine, une hormone responsable du bonheur et du sentiment de bien-être. Or, pour certaines femmes, cette sécrétion hormonale serait instable et c’est ce qui entraînerait une dysphorie post-coïtale.”

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