Différence entre une thyroïde saine et l’hyperthyroïdie

TSH : quel est le taux normal et comment interpréter une prise de sang ?

La TSH est une hormone qui permet de stimuler et de réguler la sécrétion des hormones thyroïdiennes (appelées T3 et T4). Le dosage de la TSH peut aider à diagnostiquer des maladies de la thyroïde/ comme l’hypothyroïdie ou l’hyperthyroïdie.

La thyroïde est une glande sécrétant différentes hormones qui régulent de très nombreuses fonctions dans le corps. La synthèse et la libération de ces hormones sont sous le contrôle de la TSH, qui est une hormone hypophysaire. Quand la thyroïde dysfonctionne, le taux de TSH peut varier. Le taux de TSH peut ainsi augmenter en cas d’hypothyroïdie, ou diminuer en cas d’hyperthyroïdie.


Qu’est-ce que la TSH ?

La TSH est l’acronyme anglais de « thyroid stimulating hormone », elle est également appelée thyréostimuline ou thyréotrophine. La TSH est sécrétée selon un rythme circadien, avec un pic de sécrétion nocturne (aux environs de deux heures du matin) et une sécrétion plus basse dans l’après-midi. Sécrétée par l’hypophyse, cette hormone agit sur le métabolisme thyroïdien. La thyroïde est une petite glande de quelques centimètres et de quelques dizaines de grammes, en forme de papillon, située à la face antérieure du cou, en dessous de la pomme d’Adam. La thyroïde est généralement à peine palpable. Cette glande sécrète différentes hormones très importantes pour le fonctionnement de l’organisme, appelées thyroxine T4 et triiodothyronine T3. L’hormone T4 est peu active, mais elle est transformée en hormone T3, qui est la forme la plus active.

La fabrication de ces hormones demande de l’iode. Ces hormones sont ensuite transportées par une protéine appelée thyroglobuline vers quasiment tous les tissus. Les hormones T3 et T4 contrôlent de très nombreuses fonctions de l’organisme, par exemple la digestion, la thermorégulation, le métabolisme, la fréquence cardiaque ou encore la fertilité. La thyroïde sécrète également une autre hormone appelée calcitonine, qui possède un rôle important dans le contrôle du métabolisme phosphocalcique. La sécrétion des hormones thyroïdiennes est donc sous le contrôle de l’axe hypothalamo-hypophysaire. L’hypothalamus sécrète en effet une hormone particulière, appelée hormone thyréotrope ou TRH (thyrotropin-releasing hormone), qui a pour fonction de stimuler la production hypophysaire de la TSH, qui, à son tour, va stimuler la production et la sécrétion des hormones thyroïdiennes.


Quand doser la TSH et pourquoi peut-elle être haute ou basse ?

La TSH jouant un rôle majeur dans le contrôle de la fonction endocrinienne de la thyroïde, le dosage de la TSH est important pour détecter des troubles de la fonction thyroïdienne. Le taux de TSH est régulé par les concentrations sanguines de T3 et T4. En effet, quand les taux d’hormones T3 et T4 sont élevés dans le sang, la thyroïde n’a pas besoin d’être stimulée par la TSH, le taux de TSH diminue donc. En revanche, quand le taux de T3 et T4 est trop bas dans le sang, alors la sécrétion de TSH augmente, et le taux de TSH augmente pour stimuler la glande thyroïde. Il est à noter que certaines molécules peuvent influencer le taux de TSH. Par exemple, la dopamine et les corticoïdes peuvent faire baisser le taux de TSH ; au contraire, la noradrénaline peut augmenter le taux de TSH. Certains médicaments perturbent le bon fonctionnement de la fonction thyroïdienne, par exemple la rifampicine, l’amiodarone ou encore la carbamazépine.

Quand la glande thyroïde produit trop d’hormones, on parle d’hyperthyroïdie. Le corps essaie alors de compenser la sécrétion trop importante d’hormones thyroïdiennes. Pour ce faire, le taux de TSH diminue. À l’inverse, il arrive que la glande thyroïde ne produise pas assez d’hormones T3 et T4. L’organisme essaie alors de surstimuler la glande thyroïde, pour que les concentrations de T3 et T4 reviennent à la normale. C’est pourquoi le taux de TSH augmente. Le taux de TSH est donc un bon indicateur pour vérifier la fonction thyroïdienne. Généralement, ce taux est vérifié quand une personne souffre de symptômes d’hypothyroïdie ou d’hyperthyroïdie, ou qu’il existe un terrain familial à une maladie thyroïdienne ou à des maladies auto-immunes. Il n’y a actuellement pas de recommandations pour un dépistage d’hypothyroïdie ou d’hyperthyroïdie asymptomatique dans la population générale. Pour les femmes enceintes ou en projet parental et ayant des antécédents de dysfonctionnements de la thyroïde, le taux de TSH doit être vérifié, ainsi que le taux des anticorps anti-thyroperoxydase.

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