Des orages traumatisants, un retour sur l’histoire des intempéries.
Parmi eux ? « L’orage diluvien du Grand-Bornand, en Haute-Savoie, le 14 juillet 1987, qui a causé la mort d’une vingtaine de vacanciers, ou encore la catastrophe de Vaison-la-Romaine, dans le Vaucluse, le 22 septembre 1992, où une crue éclair liée à un épisode orageux intense a emporté une quarantaine de personnes. » Autre événement dramatique qui a durablement traumatisé les Français : la tornade qui a « frappé Hautmont, dans le Nord, le 3 août 2008 ». Avec des vents « estimés à plus de 320 km/h », elle a « traversé la ville en causant d’importants dégâts et la mort de trois habitants ». Un phénomène qui rappelle « que les tornades violentes ne sont pas réservées aux États-Unis ».
Pourquoi certains orages sont-ils aussi exceptionnels ?
Comment expliquer de tels phénomènes ? D’après le président de Keraunos, « ce qui rend ces orages exceptionnels, c’est leur capacité à concentrer une énergie considérable sur une zone parfois très limitée : pluies torrentielles, grêlons géants, rafales destructrices ou tornades peuvent survenir successivement ou simultanément ».
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le danger le plus important lors d’un orage n’est pas la foudre, comme on pourrait le penser, mais surtout les pluies diluviennes, comme nous l’indique Emmanuel Wesolek. « En France, les pluies diluviennes associées aux orages sont souvent à l’origine des situations les plus dramatiques, notamment lors des crues soudaines qui peuvent emporter des véhicules ou piéger des personnes en quelques minutes », conclut-il.