La fatigue mentale ne vient pas toujours d’un seul événement. Elle apparaît quand ton esprit encaisse, encaisse encore… jusqu’au moment où la plus petite chose devient celle de trop.
Carlos est satisfait de sa vie, en fait, il ne pourrait rien demander de plus. Il est graphiste, il aime son travail, il a une partenaire qu’il aime et il vient d’être père. Tout ce qui l’entoure est satisfaisant, il n’a pas de problème majeur dans sa vie ; cependant, il constate tous les jours qu’il a de plus en plus de difficulté pour prendre des décisions, que son humeur est plus taciturne, qu’il ne peut pas se concentrer et qu’il a même du mal à s’endormir.
Il se sent incapable de comprendre ce qui lui arrive. Tout va bien, en fait il devrait se sentir plus heureux que jamais ; néanmoins, une sorte de détecteur dans son cerveau qui lui indique que “quelque chose ne va pas, qu’il y a un problème”. Si nous avions un observateur externe dans cette histoire, il pourrait nous expliquer plusieurs choses susceptibles d’aider notre protagoniste.
L’une d’elles est que Carlos a le sentiment que trop de choses se passent à la fois dans sa vie : une promotion, de nouveaux projets professionnels et des clients à satisfaire, un enfant, une hypothèque, la consolidation d’une étape personnelle où il souhaite (il s’exige) que tout soit “parfait”… Tout ceci donne forme à une constellation où “beaucoup de peu” font un “trop” dans sa tête, mettant en danger sa capacité de contrôle. Son épuisement mental est évident et épuisant. Voyons dans la suite de cet article comment la fatigue mentale nous affecte.
Eric Hoffer disait que la pire fatigue provient du travail non fait. Il s’agit d’une grande vérité. Parfois, le véritable épuisement provient de tout ce que nous voulons faire et ne faisons pas. De tous ces objectifs quotidiens que nous fixons et qui nous dépassent, ceux que nous ne parvenons pas à accomplir, ceux qui restent à l’état de frustration car notre niveau d’exigence est très élevé ou les pressions de l’environnement, disproportionnées.
Au final, la goutte fait déborder le vase, lequel devient trop lourd. C’est alors que tout devient incontrôlable. Par conséquent, ce que nous devrions faire dans ces cas là et, avant toute chose, est de prendre conscience de ce qui nous arrive. L’épuisement psychologique est là, et nous devons empêcher la “créature” de devenir plus grande, plus sombre et oppressive. Réfléchissons donc aux dimensions suivantes, aux étapes que nous devrions mettre en pratique par la suite.
Pour conclure, nous savons que notre réalité est de plus en plus exigeante, que nous voulons parfois atteindre tout et tout le monde ; cependant, cela vaut la peine de se souvenir d’une chose : nous sommes constitué de peau, de chair, de cœur et de sensations psychologiques qui devraient également être alimentés par du temps de qualité, du repos, du calme et des loisirs. Apprenons à nous donner la priorité, à prendre soin de nous comme nous le méritons…